La lutte contre l'insécurité alimentaire et la réduction de la faim en RDC repose sur les agriculteurs qui sont des acteurs clés pour le PAM

La lutte contre l'insécurité alimentaire et la réduction de la faim en RDC repose sur les agriculteurs qui sont des acteurs clés pour le PAM

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM), en collaboration avec le gouvernement congolais à travers son ministère du Développement Rural, a organisé du 13 au 15 jajnvier 2025 à Kinshasa un atelier ayant pour objectif de contribuer à l'opérationnalisation du registre des sociétés coopératives paysannes dans 21 provinces de la RDC, conformément à l'Acte Uniforme Ohada relatif au droit des sociétés coopératives.

Collaborer entre le secrétariat général du ministère du Développement rural et le Service National des Coopératives et des Organisations Paysannes (SNCOOP) et le Pam constitue une force. L'objectif est de renforcer ces coopératives à travers la RDC, en mettant l'accent sur l'autonomisation des agriculteurs et le développement des communautés, afin d'assurer une résilience durable qui favorise le développement local.
Ainsi, la rencontre de ces trois jours avait pour objectifs d'aider les équipes locales à enregistrer et à formaliser les coopératives selon le droit Ohada, d'étendre les services aux provinces qui en ont le plus besoin et de soutenir administrativement les petits agriculteurs afin qu'ils s'organisent et accèdent à de nouvelles opportunités.
Le Pam croit en ces organisations, car des coopératives agricoles plus solides signifient un meilleur accès aux marchés, aux moyens de subsistance et aux outils de production. Cela favorise une lutte plus efficace contre l'insécurité alimentaire et ses conséquences directes et indirectes sur la communauté. De plus, ces coopératives sont des moteurs de développement et d'amélioration des conditions de vie pour les communautés à travers la RDC.
Blaise Lokwa Iselenga, directeur national, chef de service national des coopératives et organisations paysannes, un service spécialisé au sein du ministère de Développement durable a indiqué "nous n'avons pas eu la facilité avant mais le Pam nous a facilité la tâche d'inviter 21 coordonnateurs de 21 provinces pour qu'ils échangent et qu'ils soient outillés en ce qui concerner la vulganisation de l'acte uniforme au droit des sociétés coopératives. C'est une société qui a une approche tout à fait particulière par rapport aux entreprises commerciales".
Le gouvernement congolais a donné un mandat à ce service de tenir le registre national et des sociétés coopératives en République Démocratique du Congo. Les coordonnateurs se sont retrouvés à Kinshasa pour avoir un même langage, un même travail de telle sorte que ce qui se fait à Kinshasa et dans toutes les provinces soient réellement dans l'unanimité et puis dans l'uniformité.
Les experts ont été réellement outillés pour qu'ils puissent savoir comment ils peuvent rendre opérationnels l'enregistrement et l'immatriculation des sociétés coopératives. C'est au niveau de ministère du Développement rutal précisément au service national des coopératives et paysannes où l'on octroie la personnalité juridique à toute société coopérative dont ce service est la maternité des sociétés coopératives en République Démocratique du Congo.

Pour l'autonomisation des producteurs

Nouhou Cissé, chargé de programme de l'unité résilience du PAM à Kinshasa a déclaré que l'objectif est d'aider les petits producteurs à s'autonomiser. "Pour se faire, nous avons mis l'accent sur la structuration, renforcer et les regrouper en organisations pour qu'ils soient capables d'identifier leurs problèmes et de trouver des solutions eux-mêmes".
C'est dans ce cadre que le Pam a décidé d'accompagner le ministère Développement rural à travers le service national des coopératives paysannes qui gèrent l'enregistrement des coopératives en RDC. Les coopératives sont régies par l'acte uniforme Ohada relatif au droit des coopératives pour tous les États membres de l'Ohada. L'acte est entré en vigueur en 2011. Dans presque tous les États membres, il y a déjà la prise en compte de cet acte à part en RDC qui accuse un grand retard.
Le grand besoin de ce service est de voir comment aider les coordinations provinciales à assurer la vulgarisation de cet acte. Ce travail avait et et fait avec 5 provinces sur les 26 qui compte la RDC. Il restait 21 provinces. C'est pour cette raison que le Programme alimentaire mondial a décidé d'accompagner le ministère du Développement rural pour encadrer les 21 coordonnateurs provinciaux qui sont venus pour cet atelier de vulgarisation de l'acte uniforme de l'Ohada relatif au droit des coopératives.
L'année 2025 a été déclarée par les Nations Unies l'année internationale des coopératives sous le thème que les coopératives contribuent à un monde meilleur. Le Pam travaille sur l'ODD n° 2 qui est d'éliminer la faim. On ne peut pas atteindre cet objectif sans passer par les producteurs. Il est important de les regrouper dans des organisations qui sont professionnelles et bien organisées pour assurer leur autonomisation. Pour le cas de ce travail, il est important de collaborer avec le service national des coopératives et organisations paysannes qui assurent la formalisation de ces organisations mais aussi et tout ce qui est formation sur la vie coopérative.
Magguy Mitondo, Coordonnatrice provinciale du service national des coopératives et organisations paysannes de la province du Kwango a trouvé que cet atelier était très important parce que "nous venons d'être outillés. Nous faisons les enregistrements et l'immatriculation des sociétés coopératives à la base. Etant coordonnatrice, l'atelier était bénéfique pour nous. On nous a montrés les outils nécessaires pour l'enregistrement et l'immatriculation des sociétés opératives à la base. Les coopératives aident les sociétés à se développer et boostent le développement de nos différentes provinces en particulier et de notre pays en général".
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